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Turiens

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Les Turiens sont une race d'humanoïdes au corps carapacé mesurant 2,20m pour 245kg en moyenne. Leur monde d'origine, Palaven, est constitué d'un environnement rude qui leur à imposé une culture martiale et un gouvernement de type militaire. Il y a plusieurs siècles, ils ont rencontré les Asari et les Galariens et ont constitué le Conseil de la Citadelle sur la Citadelle.


Histoire

Voilà près de 2 siècles que les Turiens siègent au Conseil de la Citadelle dont ils constituent le bras armé mettant à contribution leur force militaire et leur flotte gigantesque pour le maintien de la paix concilienne.

Leur territoire et leur influence allant croissant, les Turiens ont appris à se lier aux Galariens pour les renseignements militaires et aux Asari pour la diplomatie. La hiérarchie Turienne, malgré son attitude colonialiste, a compris qu'elle avait bien plus à gagner dans une collaboration interraciale que dans un règne totalitaire sur la galaxie.

Les Turiens constituent une société autocratique qui prône discipline et sens de l'honneur, personnel comme collectif. Turiens et Humains se regardent en chiens de faïence depuis la Guerre du Premier Contact, ou "incident du relais 314" comme l'appellent les Turiens, qui eut lieu en 2157. Officiellement, ces deux espèces sont toutefois alliées et entretiennent des relations diplomatiques courtoises à défaut d'être amicales.

Anatomie

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Espèce bipède, les Turiens possèdent 2 membres supérieurs et 2 membres inférieurs. Leurs mains et pieds sont pourvus de 3 doigts. Au niveau des mains, 1 des trois doigts (assimilé au pouce humain) en opposition aux deux autres leur permet d’avoir recours à la préhension, caractéristique dénotant une évolution importante de l’espèce par rapport aux espèces primitives.

La majorité de leur corps est masqué par leur armure, leur tête repose sur un cou dont la longueur est assimilable à celle d’un humain en proportion de la taille totale qui elle-même est assez identique à la nôtre.

La peau de leur visage, plus exposée que celle de leur corps aux radiations solaires de leur planète d’origine, s’est adaptée, elle s’est épaissie, prenant une consistance indurée et moins perméable aux radiations solaires. Leur tête se divise en 2 parties, le crâne contenant l’encéphale en arrière et le visage en avant. Le relief des os du visage est marqué par leur «exosquelette», on peut décomposer la tête en 3 parties horizontales, la portion supérieure, moyenne et inférieure.

La portion supérieure contient le front et s’arrête au niveau des sourcils, elle se décompose classiquement en 3 parties, deux portions sus-orbitaires souvent bien délimitées, et une portion centrale qui s’évase vers le haut. La portion moyenne s’étend des yeux jusqu’au maxillaire. Elle contient le nez qui à la particularité d’avoir un relief effacé, le nez est comme «écrasé» sur la face, le maxillaire ressemble à celui de l’homo-sapiens, les pommettes sont prolongées par l’arcade zygomatique qui est bien plus développée que chez l’homme, voire très développé chez certains Turiens (Saren en est un exemple) et qui à la particularité d’être libre chez certains individus et rattachés à l’os temporal chez d’autres.

La portion inférieure comprend la mandibule et le menton. La bouche du Turien a cela de particulier qu’elle est articulée par 3 portions au niveau inférieur, le maxillaire est fixe comme chez l’homme, mais la mandibule inférieure mobile et complétée par deux mandibules accessoires latérales à gauche et à droite qui ouvre la bouche en deux sur toute sa longue lorsque le Turien parle, ce qui laisse entrevoir l’ensemble de sa dentition, on peut supposer que l’origine de cette anatomie se retrouve dans le caractère guerrier de cette race, l’action de «montrer les dents » est un signe d’agression plutôt primitif qui pourrait avoir été conservé malgré l’évolution.

Le haut du crâne ne possède pas de cheveux, mais dans le prolongement du front, on peut observer des plaques longitudinales et parallèles aux nombres de 4 à 10 selon les individus, avec une extrémité libre en arrière, on peut supposer que ces appendices poussent avec les années, mais il est difficile d’en évaluer la vitesse.

L’orifice auditif se situe latéralement a peu près au même endroit que chez l’homme mais il n’y a pas de lobe externe.

Physiologie

Métazoaires, ce sont des individus dont la base moléculaire est à base de Carbone, et qui respirent du dioxygène. Mais leur homéostasie repose sur des acides dextro-aminés, ce qui impliquent qu’ils ne mangent pas la même nourriture que les humains dont l’homéostasie repose elle sur des acides lévo-aminés.

Il est difficile d’en savoir plus sur leur anatomie interne, on peut facilement déduire qu’il possède un ou plusieurs cœur et une circulation sanguine en circuit fermés avec deux circulations en série comme chez l’homme : pulmonaire et systémique. Leur appareil digestif doit posséder des subtilités différentes de celles des autres espèces (flore intestinale, sucs digestifs et gastriques) en raison de leur impossibilité à digérer une alimentation humaine.

Capable de résister aux infections, on peut en déduire qu’ils possèdent un système immunitaire compétent basé comme chez l’homme sur une immunité humorale et cellulaire, on ignore en revanche quels sont les organes primaires et secondaires (s'ils existent) à l’origine de cette immunité. Comme toute espèce, ils possèdent des systèmes épurateurs, urinaires, en revanche reste à savoir si ils possèdent une élimination par une voie équivalent notre fonction hépatique.

Leur appareil de reproduction repose sur un mode sexué à priori, on peut en déduire que le «mâle» possède des gamètes spermatozoïdes et la «femelle» des ovules. On ignore combien de temps dure la gestation, celle-ci étant proportionnelle à la taille de l’espèce, on peut logiquement supposer qu’elle approche celle des humains.

Culture

Si les Turiens sont des êtres capables d’éprouver des désirs personnels, leur instinct les pousse à mettre l’individu en adéquation avec le groupe et à laisser de côté leurs aspirations intimes pour le bien commun.

La culture Turienne valorise le sens des responsabilités individuelles : c’est ce « sens de l’honneur Turien » qui fait l’admiration des autres espèces. L’éducation Turienne apprend à assumer chaque décision, que celle-ci soit bonne ou mauvaise. La pire faute qu’un Turien puisse commettre aux yeux de ses congénères est de mentir sur ses propres actes. Un Turien qui commet un meurtre tentera de se soustraire à la justice, mais si on lui demande directement d’avouer son crime, il le fera.

Leur propension au sacrifice pour la collectivité fait des Turiens de piètres hommes d’affaires. Pour compenser cette lacune, ils ont vassalisés la race des Volus à qui ils offrent une protection militaire en échange de leur expertise fiscale et commerciale.

La société Turienne toute entière est axée sur l’armée. Il ne s’agit pas d’une simple puissance militaire : l’armée englobe tous les secteurs d’activité publics. La police militaire remplit une fonction de police civile ; les combattants du feu travaillent pour la population comme pour les militaires ; les corps d’ingénieurs construisent et entretiennent les spatioports, les écoles, les usines de traitement des eaux ainsi que les centrales de production d’énergie. La flotte marchande, enfin, assure l’approvisionnement de toutes les planètes Turiennes.

Gouvernement

Le gouvernement turien est organisé autour d’une hiérarchie méritocratique. Quoique ce système puisse en théorie favoriser de nombreux abus, ses travers sont en pratique compensés par un sens du devoir civique et de la responsabilité individuelle inculqué dès l’enfance chez les Turiens.

La société Turienne comporte 27 « grades de citoyenneté » : au bas de l’échelle, les civils, c’est-à-dire les races inféodées et les enfants. Le début du service militaire correspond au passage au deuxième grade. Au terme des classes, les Turiens accèdent au troisième grade, celui de la citoyenneté formelle. Les races inféodées accèdent à la citoyenneté au moment du retour à la vie civile. Les citoyens de grade élevé sont censés guider et protéger leurs subordonnés tandis que ceux de grade inférieur doivent obéir à leurs supérieurs et les soutenir. Toute promotion s’effectue sur la base d’une évaluation faite par des citoyens de niveau supérieur ou identique.

Les grades de citoyenneté ne sont pas fixes ; les Turiens peuvent accéder de façon précoce à des grades élevés mais aussi être rétrogradés. Le déshonneur provoqué par une rétrogradation échoit d’ailleurs moins à la personne rétrogradée qu’à ceux qui lui attribuaient un grade alors qu’elle n’était pas prête à en assumer les responsabilités.

Il n’est pas dévalorisant de rester au même grade toute sa vie. Les Turiens valorisent en effet davantage la connaissance de ses propres limites que l’ambition.

Au sommet se trouvent les Primarques, qui dirigent chacun un secteur des colonies. S’ils votent les affaires d’état, ils n’interviennent que rarement en matière de politique sociale par confiance envers le sens des responsabilités de tous leurs subordonnés.

Les Turiens bénéficient d’une grande liberté. Tant qu’un citoyen accomplit son devoir et qu’il n’empêche pas les autres de faire le leur, il ne souffre d’aucune contrainte. Il n’existe ainsi aucune loi interdisant l’usage des drogues euphorisantes. Cependant, si un individu se révèle incapable d’accomplir son devoir parce qu’il en a consommé, ses supérieurs n’hésiteront pas à prendre des mesures. Les procédures judiciaires s’effectuent sous forme d’interventions de supérieurs et de citoyens du même grade, qui signalent au fautif le problème et tentent de le convaincre de redresser le tir. Si la tentative de réhabilitation échoue, les Turiens n’ont aucun scrupule à condamner les individus dangereux aux travaux forcés à perpétuité.

Organisation militaire

S’ils n’ont pas la brutalité implacable des Krogans, les facultés des Asari ni la polyvalence des Humains, les Turiens brillent en revanche par leur discipline. Leurs officiers et sous-officiers sont des militaires de carrière qui possèdent de nombreuses années de pratique et d’expérience. Les conscrits reçoivent une formation exhaustive et savent garder leur calme dans les situations de combat les plus tendues : même si une section toute entière se fait massacrer au combat, les Turiens se replient méthodiquement et tendent des embuscades à l’ennemi lors de leur retraite. Comme le veut l’adage, « nul ne peut voir le dos d’un Turien vivant ».

Les Turiens font leurs classes dès leur 15ème anniversaire. Les soldats effectuent un an de formation – et bien plus pour les officiers – avant d’être assignés à une unité de terrain. La plupart des Turiens sont en service actif jusqu’à 30 ans, âge auquel ils intègrent l’armée de réserve. Même blessés au point de ne plus pouvoir se battre en première ligne, ils continuent pour la plupart de servir leur unité d’une autre manière.

Les rares détenteurs de pouvoirs biotiques suscitent une admiration souvent mêlée de méfiance et d’incompréhension. La plupart rejoignent des équipes spécialisées appelées Cabales.

La hiérarchie et le commandement Turiens sont décentralisés et flexibles. Un commando peut ainsi demander un appui d’artillerie ou une frappe aérienne d’une précision redoutable. Les drones de combat sont également monnaie courante pour les missions de moindre importance. La plupart des opérations Turiennes sont donc interarmes : l’infanterie travaille souvent conjointement avec les blindés et se fait épauler par les unités aériennes. Bref, c’est avant tout grâce à l’omniprésence des unités d’appui que l’armée Turienne impressionne.

La tradition revêt une importance capitale. Chaque légion dispose d’un service d’historiens à plein temps, chargés d’écrire les chroniques de ses faits de guerre dans les moindres détails ; les légions les plus anciennes conservent même des récits qui remontent à l’âge de fer Turien. Quand, chose exceptionnelle, une légion se fait exterminer au combat, les Turiens choisissent plus souvent de la reformer que de la remplacer.

Les Turiens recrutent des troupes appelées « auxiliaires » parmi les races mineures conquises ou absorbées au fil des millénaires. Ce sont généralement des unités d’infanterie légère ou de cavalerie en armure qui servent d’écran ou d’appui aux formations Turiennes principales. Au terme de leur service au sein des auxiliaires, les recrues accèdent à la citoyenneté Turienne, avec tous les droits et privilèges que cela implique.

Biologie

Palaven, planète d’origine des Turiens, est dotée d’un noyau à basse concentration de métaux qui génère un faible champ magnétique laissant passer la majorité des radiations solaires. Pour résister à ce phénomène naturel, la plupart des formes de vie sur Palaven ont développé une sorte d’exosquelette métallique. Grâce aux plaques réflectrices qui recouvrent leur peau, les Turiens résistent bien mieux aux radiations que la plupart des races, mais ils ne possèdent pas pour autant une « armure naturelle » : cette peau épaisse ne leur fournit aucun avantage face aux projectiles et aux armes à énergie.

Les formes de vie sur Palaven sont faites de carbone, respirent de l’oxygène mais sont composées d’acides dextro-aminés. Cette particularité classe les Turiens dans une minorité d’espèces de la galaxie : les Quariens sont en effet la seule autre race connue à base de dextro-protéines. S’ils tentaient d’ingérer la nourriture des humains, des Asari, des Galariens ou de toute autre race évoluant dans une biosphère à base d’acides lévo-aminés, cette nourriture ne ferait que traverser leur organisme sans être digérée. Dans le pire des cas, elle provoquerait une réaction allergique potentiellement fatale.

Guerre de l'Unification

A l’époque où Asari et Galariens créaient le Conseil, le peuple Turien était déchiré par une terrible guerre civile. La Guerre de l’Unification, ainsi qu’elle fut nommée par la suite, débuta par une série de conflits entre les colonies les plus éloignées de Palaven, berceau des Turiens.

Ces colonies étaient dirigées par des chefs locaux qui avaient pour la plupart pris des libertés par rapport à la Hiérarchie. Éloignées de la zone d’influence fédératrice du gouvernement, ces colonies s’isolèrent peu à peu et connurent une vague de xénophobie grandissante. Les colons avaient pris pour habitude d’arborer des emblèmes et des tatouages faciaux pour se distinguer des autres communautés ; les conflits ouverts se faisaient de plus en plus fréquents.

Quand la guerre éclata, la Hiérarchie refusa d’intervenir et préféra maintenir une position neutre. Après plusieurs années de conflit, alors qu’il ne restait plus qu’une dizaine de factions, le gouvernement Turien se décida à agir. Trop affaiblis pour résister, les chefs des factions belligérantes furent contraints d’arrêter les hostilités et de prêter une nouvelle fois allégeance à la Hiérarchie.

La paix revint peu à peu, mais l’animosité entre les colons persista plusieurs décennies durant. Aujourd’hui, la plupart des Turiens portent encore sur le visage les tatouages distinctifs de leur colonie d’origine. Pour l’anecdote, l’équivalent Turien du terme « immaculé » désigne une personne opportuniste ou sournoise. En argot, c’est un synonyme de politicien.

Religion

Bien que les Turiens aient un code moral strict, le bien et le mal ne sont pour eux rien de plus que les conséquences d'un choix individuel qui inscrit toute décision quelque part entre deux extrêmes, l'égoïsme et l'altruisme. Ils ignorent toute notion de manichéisme religieux, de récompense pour les bonnes actions et de punition pour les mauvaises.

Les Turiens pensent que les collectivités et les lieux ont un «esprit » qui transcende l'individu. Ils considèrent, par exemple, qu'une unité militaire est dotée littéralement d'un «esprit » qui symbolise l'honneur et le courage dont elle a fait preuve. L'esprit d'une ville reflète son développement industriel et tout ce que ses habitants ont accompli. L'esprit d'un arbre ancien reflète la beauté et la quiétude de l'environnement dans lequel il pousse.

Ces esprits ne sont ni bons ni mauvais et les Turiens n'invoquent jamais leur aide : ils n'ont aucune influence sur le monde mais peuvent inspirer les vivants. Grâce aux prières et aux rituels, chaque individu peut communiquer avec un esprit dans le but de trouver conseil et inspiration. Ainsi, un Turien dont la loyauté est mise à l'épreuve peut consulter l'esprit de son unité pour retrouver l'honneur et la fierté de son groupe. De même, celui qui souhaite créer une œuvre d'art peut entrer en contact avec l'esprit d'un lieu d'une grande beauté pour y puiser son inspiration.


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